What a glorious day !

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02 avril 2008

"Orgueil et préjugé" de Jane Austen

517MME1MYSL__AA240_Publié pour la première fois en 1813, Orgueil et Préjugé, classique écrit par la britannique Jane Austen, narre les aventures de la jeune provinciale Elisabeth Bennet et de sa famille pour le moins singulière.

Orgueil et Préjugé fut un des livres phares de ma jeunesse. A l'époque, je me souviens avoir été très emballée. Il est vrai que l'ouvrage a des qualités indéniables : Austen possède un style d'écriture franchement agréable et la critique sociale latente de la noblesse victorienne mais aussi de la bourgeoisie locale met l'eau à la bouche. Les réflexions -notamment sur l'institution du mariage- que se fait l'auteur,  en nous prenant souvent à parti, restent pertinente, même à deux siècles d'intervalle.

Enfin, un charme indéniable se dégage de ce récit : l'ambiance feutrée dans laquelle l'auteur nous plonge laisse rêveur et même envieux d'un pareil talent d'écrivain. Je dois l'avouer : je me suis sentie légère et très optimiste à la fin du livre. Mon côté Belle au bois dormant sans doute.

Non parce que malgré ces bons points, le roman a mal vieilli sur le fond, et je m'en suis rendue compte en grandissant. La quatrième de couverture parle de "féminisme prémonitoire" et il est vrai qu'il y a un peu de cela, mais l'histoire se termine comme dans un conte de fée par le beau mariage de la jeune fille effrontée, belle, intelligente mais de "basse" naissance. Tout au long du récit, l'auteur conspue le mariage et critique ces jeunes femmes qui ne vivent que pour et par lui. Il n'empèche, on termine sur un mariage, on n'en rajoute une couche, la fin est heureuse, toute la petite famille si difficile à assumer ne pose soudain plus de problème et ces jeunes filles deviennent enfin ce qu'elles révaient de devenir : des femmes riches et élégantes. Des méchantes quoi. Enfin, peut être qu'Elizabeth et sa grande soeur ne seront pas comme ces dames. Ce sont des héroïnes de Jane Austen après tout.

Orgueil et préjugé est, à n'en pas douter, un chef d'oeuvre de la littérature britannique qui pétille et qui donne envie d'aimer les passants. Ceux maîtres d'au moins 5000 livres de rente annuelles. Naturellement !

Posté par oranee à 22:12 - Classique - Commentaires [0] - Permalien [#]

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