What a glorious day !

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01 mai 2008

"La zone du dehors" d'Alain Damasio

20070320_La_Zone_du_DehorsAprès le succès rencontré par la Horde du Contrevent, le premier roman de science fiction d'Alain Damasio, La zone du Dehors, a été réédité aux Editions La Volte en 2007. En 2084, Capt, Kamio et Slift dirigent un mouvement, la Volte, qui lutte contre une social-démocratie, qui, sous ses airs bonhommes, a aliéné ses citoyens.

Je ne suis pas tout à fait objective quand je commente ce que fait Alain Damasio. Ayant préalablement lu la Horde du Contrevent, je ne pouvais décemment pas ignorer en lisant celui-ci tout le bien que je pense de cet auteur français. Mais il faut aussi que je le reconnaisse : si je compare ces deux romans -et c'est une très fâcheuse habitude de comparer ce qui ne peut vraiment pas se comparer- la palme revient à cette chère Horde. Mais le premier reste un excellent roman de science fiction, qui n'est pas sans défaut mais qui mérite vraiment qu'on lui prête attention.

Alain Damasio sait jouer avec les mots, on n'en demande pas moins d'un écrivain, mais, enfin, quand  on s'intéresse un peu à ce que les éditeurs osent publier, on peut se poser la question. Après ce coup de gueule particulièrement impérieux et pertinent, je reviens au cœur du sujet : Damasio donc se délecte de ses petits jeux de mots et de phrases tout de même plus rudimentaires que ce qu'on a pu lire dans la Horde. Bien évidemment, cela reste très bien écrit, toutes les intrigues sont bien amenées et tout est très bien maitrisé.

Bref, un bon cru.

Mais, tout ne pouvait pas être parfait.  Si l'auteur agrémente son récit de réflexions bienvenues, certaines d'entre elles auraient gagné en clarté : j'ai dû relire certains discours de Kamio ou de Capt. Mais on ne peut pas vraiment les lui reprocher : ces concepts philosophiques et sociologiques ne peuvent être simplifiées à outrance. Plus gênant a été pour moi la dernière partie du livre : les solutions proposées par l'auteur m'ont apparues un peu saugrenues et j'ai trouvé cela un peu facile. Toute l'intrigue concernant le Cube l'était aussi d'ailleurs, mais le contexte était tellement énigmatique pour moi que j'ai trouvé ce passage presque enivrant.   

Je vais arrêter de jouer la forte tête.
Car, nom de non les enfants, on a affaire ici à de la science fiction rafraichissante. De la science fiction française qui plus est. On nage en plein délire, je sais. Mais force est de reconnaitre que ça peut exister. Oui, à moi aussi, le monde apparaît moins menaçant aujourd'hui.

Posté par oranee à 03:25 - Science fiction - Commentaires [0] - Permalien [#]

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