What a glorious day !

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07 mai 2008

'Hypérion" de Dan Simmons

hypHypérion, rédigé en 1989 par l'américain Dan Simmons, a été édité chez Pocket en deux tomes, suivis par La chute d'Hypérion. Je ne parlerai ici que du premier tome, Hypérion 1 en attendant la lecture du deuxième.
L'Hégémonie entre en guerre contre les Extros et décide, pour dégager les voies du ciel, d'envoyer sept pèlerins sur la planète Hypérion afin qu'ils perçent les secrets des Tombeaux du Temps, lieu mystique et dangereux. Durant le voyage, ces pèlerins apprennent à se connaître en révélant leurs histoires, toutes liées à Hypérion.

Rarement il m'a été donné de lire du space opéra d'une aussi grande qualité : ce n'est pas un hasard si beaucoup considèrent ce cycle comme un chef d'œuvre de la science fiction, je ne vais faire que confirmer.

Il se dégage en effet beaucoup de choses de ce premier tome et notamment une mélancolie à peine voilée face à tous les événements -seulement entraperçus, et c'est là une des réussites les plus subtiles de l'auteur- qui se sont déroulés depuis que l'homme a quitté l'Ancienne Terre. J'ai beaucoup apprécié les réflexions de l'auteur sur la religion, la guerre ou encore les passages consacrées aux formes primitives de vie humaine. Ce sont des sujets maintes fois abordés en littérature qui prennent ici un autre sens sous l'effet conjugué de la plume -étincelante- de l'auteur et de la vision originale qu'offre la science fiction.

Quelques défauts cependant relativement au rythme : il était très intelligent de la part de Simmons de ne pas débuter par un explication méthodique de l'univers qu'il avait crée pour l'occasion et par une frise chronologique de ce qui s'est passé depuis le XXème siècle. Même quand ce genre de rappel est fait de manière subtile, j'avoue que cela m'embête assez car tout devient du coup moins naturel et trop forcé. Ici, point de "Précédemment dans...", l'auteur nous plonge directement dans le bain, et nous explique la situation au fur et à mesure de l'évolution des situations. Alors, il est vrai que cela rend la compréhension parfois un peu malaisée, mais tant pis.
Mais ce qui m'a un peu plus dérangé, c'est que les récits racontés par trois des personnages  sont, je trouve, de qualité inégale.  Celui de Lénar Hoyt a mis du temps avant de m'intéresser, il aurait gagné a être raccourci, celui de Kassad m'a profondément ennuyé, au contraire de celui de Selinus, tout à fait passionnant mais dont la fin est quelque peu décevante. La majorité de ce premier tome reste cependant excellente, même si certains passages m'ont déçu. Vraiment dommage !

Cela reste tout de même de la science fiction de tout premier ordre. Je crois avoir jugé trop vite le space opéra, Fondation et Hypérion me l'ont rappelé récemment. On ne me reprendra plus à visionner Star Wars, Babylon 5, Star Trek et compagnie. Peut être un peu de Battlestar Galactica quand même. Et encore, on est loin du compte.

Posté par oranee à 14:30 - Science fiction - Commentaires [0] - Permalien [#]

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