What a glorious day !

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09 mai 2008

"Les lois de l'attraction" de Bret Easton Ellis

51DF38X6MNLLe deuxième roman de l'américain Bret Easton Ellis, Les lois de l'attraction a été publié pour la première fois en 1987. L'auteur s'intéresse cette fois-ci au milieu estudiantin américain et narre le quotidien de quelques uns de ces jeunes, principalement Lauren, Sean et Paul dans une université fictive de la côte est.

Il fut un temps où Ellis choquait. On parlait de lui. On le vilipendait. Et on adaptait même tous ses romans au cinéma. Mais lire Les lois de l'attraction aujourd'hui n'a plus autant d'impact qu'hier car la littérature et le cinéma se sont penchés sur cette question de l'université américaine de manière tout aussi crue.
Il n'empêche : Bret Easton Ellis a, le premier, mis en garde contre le quotidien débauché des étudiants américains. Du moins, le succès de ce livre a permis de parler -abondamment- de ce thème.

Car il n'y pas d'autres mots que celui de débauche pour qualifier l'attitude de certains de ces étudiants : alcool, drogue, sexe, tout y passe. Certains passages sont délibérément destinés à choquer le lecteur et c'est en ça que le roman a un peu vieilli. La portée en est amoindrie bien sûr, mais pas complètement annihilée. Des personnages qui n'arrivent pas à communiquer et qui ne se comprennent pas, sauf pour solliciter un dernier rail de coke, voilà le tableau -charmant et plein d'espoir- dépeint par Bret Easton Ellis.
Mais le plus intéressant dans tout ça,  c'est le renfermement de ces sinistres têtes bien faites et de leur incapacité à gérer leurs émotions et leurs sentiments. Tout cela est traité de manière très astucieuse par cet auteur qui reste culte : j'aime cette idée de narration tandis que le style inhabituel et moderne fait le reste.

Mon Dieu ! Les partouzes, le vomi, les coma éthyliques et les reniflements intempestifs ne choquent plus ! Notre monde court à sa perte mes amis !
Les mœurs évolueraient elles plus vite que la littérature ou un Ellis en tête des ventes a t-il contribué à l'amoindrissement de la portée de son livre ? Un peu des deux peut être. Comme vous le voyez chers lecteurs, je m'engage corps et âme dans ce débat. Ce blog pourrait bien devenir le temple de réflexions philosophiques et sociologiques extrêmement poussées.

Posté par oranee à 18:09 - Roman anglo-saxon - Commentaires [0] - Permalien [#]

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