What a glorious day !

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21 juin 2008

Le chardon et le tartan 1 "La porte de pierre" de Diana Gabaldon

chardon_tartan_1Shame on you, toi lecteur de la série Le chardon et le tartan qui, pour accéder à ton guilty pleasure préféré devra fouiller dans les rayon Arlequin, Danielle Steel et autres romans honteux de ta librairie habituelle, en espérant ne rencontrer personne, et surtout pas quelqu'un de ta connaissance. Je me moque, mais, moi aussi, il a bien fallu que je l'achète, surtout que je cherchais au rayon poche classique. Bref, après moult rebondissements miséricordieux, me voici à commencer -assez laborieusement- ce premier tome. Venons en donc aux faits car, au final, ce roman n'a de honteux que sa couverture caractéristique et deux ou trois bricoles.

Claire a été infirmière pendant la seconde guerre mondiale et n'a pu profiter de sa lune de miel -en Ecosse !- que récemment. Tout irait bien dans le meilleur des mondes si la jeune donzelle, durant une promenade, se voit propulsée en plein XVIIIe siècle dans lequel elle vit des aventures virevoltantes en compagnie d'hommes virils en kilt. La grande classe !

Passons sur le style littéraire rien moins que douteux -on va dire que ce n'est pas le propos- pour s'intéresser au fond. Le début du roman est prodigieusement ennuyeux : il m'a bien fallu deux semaines pour boucler cinquante pages ; en fait, tant que notre gentille héroïne est en lune de miel au XXe siècle. L'atterrissage au siècle des lumières n'est pas trop mauvais puisque l'auteur reproduit minutieusement l'époque et évoque brièvement tous les thèmes relatifs aux voyage dans le temps. Rien que du classique, donc. Enfin, je n'en attendais pas moins.
Diane Gabaldon s'est -du moins, je l'espère car j'ai tout pris argent comptant- documentée sur la vie quotidienne des highlanders du XVIIIe, et ça, ça m'a intéressé.

On a donc quand même affaire à de l'eau de rose de rose amélioré. Mais de l'eau de rose quand même : la belle va rencontrer Jamie, un chevalier servant insipide, pas antihéros pour un sou, dont elle va peu à peu tomber amoureuse. Mais ici encore, ces propos doivent être nuancés : j'avoue avoir été surprise lors de certains passages qui se sont avérés jubilants et politiquement incorrects -par exemple leur sauvagerie finale ou lorsqu'il la frappe. Le couple mis en avant est donc en fait assez amusant, ce qui est très rafraichissant.

Diana Gabaldon a tout de même plus d'imagination et de bagout que Danielle Steel -oui, j'ai lu à peu près deux romans de celle-ci dans mon extrême jeunesse. Ça ne signifie cependant pas que j'engloutirai les trente et un tomes et des poussières que compte la série : question d'honneur, je ne me dirigerai jamais plus vers le rayon eau de rose, mon traumatisme est profond.

Posté par oranee à 02:31 - Guilty pleasure - Commentaires [4] - Permalien [#]

Commentaires

    Je n'ai pas aimé ce livre. J'avais lu peu avant deux romans qui parlaient à peu près de la même chose, donc je pense que j'avais mon quotat de guimauve.

    Posté par Lilly, 28 février 2009 à 12:50
  • Non, c'est vraiment, vraiment pas terrible. Je ne ferai plus fi des couvertures Harlequin avant longtemps !

    Posté par oranee, 28 février 2009 à 14:29
  • j'ai passé un bon moment avec ce couple, j'ai les 7 suivant à lire

    Posté par pom', 21 avril 2009 à 08:18
  • Tu as de la chance d'avoir accroché, en ce qui me concerne je ne me risquerai pas à poursuivre la série !!

    Posté par oranee, 21 avril 2009 à 12:32

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