What a glorious day !

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26 octobre 2008

"Fascination" de Stephenie Meyer

meyerEncore un de ces guilty pleasure découvert sur de satanés blogs littéraires à la noix. Un roman jeunesse ! Sur des vampires ! Adapté au cinéma par une production hollywoodienne foireuse ! Non mais, de qui se moque t-on ?
C'est beaucoup, j'en ai conscience, mais, aussi, que de commentaires enthousiastes ! L'été touchait alors à sa fin, et il fallait bien qu'il se termine par de l'eau de rose. C'est d'une évidence ! Et puis, ça aurait pu être pire : j'avais le choix entre Fascination de Stephenie Meyer et le dernier Marc Lévy qu'une amie m'avait plutôt bien vendu. On l'a échappé belle tout de même ! Imaginez la déconvenue : moi en train de vanter les mérites de Marc Lévy, j'en frissonne encore.

Bref, fini les pérégrinations, revenons au sujet qui nous occupe, Fascination, qui est, ma foi, un assez bel objet malgré un titre pas bien folichon. Mais enfin, qui s'en soucie ?
Le roman commence mal : c'est l'histoire d'une fille qui entre dans un nouveau lycée suite au remariage de sa mère. J'avoue m'être demandée dans quoi je m'étais embarquée. Car, la jeune héroïne, qui est accessoirement la gentille narratrice de cette jolie histoire, bien que fort sympathique et mignonne, est une pauvre adolescente qui n'a pas confiance en elle. Vous voyez la tableau ! Elle est certes asociale, extrêmement maladroite et dotée d'un caractère de cochon, mais elle ne mérite tout de même pas autant d'attention. D'ailleurs, son prénom m'échappe. L'autre personnage principal, Edward est, lui aussi, plutôt réussi mais quand même pas assez dangereux et un peu trop admiratif de la belle pour que l'intrigue tienne un tant soit peu la route. A aucun moment il ne paraît une menace pour quiconque, à part pour les quelques ours de la région. Et ça, c'est un peu écœurant pour les pauvres filles dans mon genre qui se délecte de vilains bad boys. A ce stade, j'avais vraiment l'impression de me faire plumer.

L'intrigue, au départ, est essentiellement romanesque. Le tout reste donc un peu longuet et simpliste bien que cette amourette soit pour l'essentiel convaincante et amusante car Edward et la fille, Bella -ça me revient- sont de sacrés têtes de linottes dans leur genre. Il faut en fait attendre la 400ième page pour que l'intrigue s'accélère et que le rythme s'emballe : c'est seulement à ce stade que l'action prend une jolie tournure. Enfin, je parle d'action mais je me dois de rectifier immédiatement : il s'agirait plutôt d'une vague menace car l'auteure a voulu éviter de nous plonger au sein de combats puant la testostérone et le sang -par choix, par manque de talent ? La question est ouverte- ce qui a eu le don de troubler l'acharné de fantasy en moi. Vraiment, fallait-il que cette gourde de narratrice ait des vapeurs au moment crucial ?
Du coup, le tout manque cruellement de suspens ; l'intrigue est pliée avant même son commencement -à la 400ième page, je le rappelle- et aucune surprise ne vient troubler le lecteur pour le moins désabusé qui se cache en chacun d'entre nous.

L'épilogue, plutôt amusant par ailleurs, nous annonce de manière peu fine ce que nous réserve les prochains tomes. Autant dire de suite que je préfère m'arrêter là, avant que tout cela ne finisse très mal. Rien à se mettre sous la dent ! Je passe. Il existe trop de bons livres dans ce monde, pour s'attarder sur celui-ci.

Posté par oranee à 14:31 - Guilty pleasure - Commentaires [0] - Permalien [#]

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